Cine-Journal (Aug - Dec 1909)

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!) un vol fait à la personne, à ses caractéristiques intrinsèques, à son propre corps. Il semble vraiment que l'erreur où tombent nos oppositeurs est de ne pas s'apercevoir que ce prétendu nouveau droit n'est, pour répéter les paroles de M. E. PiolaCaselli : « qu'une forme logique ou, pour s'exprimer autrement, une manière de présenter la construction juridique des susdits droits personnels offensés par l'effet d'une reproduction non autorisée de l'image. Ces Messieurs regardent la question sous un point de vue abstrait, pour ainsi dire, et ils s'obstinent à déclarer que l'image est comme une partie de nous-mêmes, la manière dont nous existons par rapport aux autres, la preuve, l'apparence, le sceau de notre personnalité; parfois, comme pour les modèles et pour les « pbénomènes vivants », c'est une source de gain, de manière qu'elle a tous les caractères de la propriété personnelle, et qu'elle est violée si on la copie et si on la publie sans le consentement de la personne photographiée. On pourrait répondre que tout ce raisonnement se base sur l'erreur de croire que l'image est une « chose », tandis qu'en réalité elle ne l'est pas. L'image par elle-même n'existe que lorsque et parce que quelqu'un autre la perçoit. Ce n'est pas là un attribut à nous, mais c'est la reproduction dune apparence de nous dans les yeux et dans l'esprit des autres; pour parler vulgairement, si nous étions tous aveugles, personne n'aurait sa propre imag^. Notre portrait donc existe par une vertu qui n'est pas en nous, par vertu d'une sensation d'autrui, à laquelle, à la rigueur, nous sommes étrangers; et il n'est pas exact de soutenir que c'est une chose exclusivement à nous, quand pour la produire nous devons recourir à d'autres. A plus forte raison ce raisonnement doit être compris lorsque la photographie donne une simple sensation que personne ne peut défendre, et se manifeste en une œuvre qui est le fruit de notre travail, de notre goût artistique et dz notre habilité technique, un produit de notre esprit enfin, comme l'est en effet la reproduction d'une scène de la rue, d'un groupe, d'un cortège, surtout lorsqu'elle est faite dans un but artistique et comme souvenir d'un lieu ou d'un événement. On peut ajouter encore que, sauf des cas exceptionnels de personnes célèbres — cas dont on a parlé ailleurs — celui qui photographie une scène « de genre » n'a pas en général l'idée de reproduire les individus comme tels, mais plutôt l'ensemble du spectacle comme une chose curieuse et digne de mémoire, et il considère les personnages comme des auteurs, comme des « masques », comme des « species », et non comme des « persome » sujets de droits très personnels, de manière que, ne voulant pas, il n'offense pas leurs droits protégeables et protégés par des lois d'un caractère strictement pénal. Et il ne peut pas non plus offenser leur droit patrimonial ou d'intérêt, car il est impossible d'imaginer un dommage quelconque qui dériverait immédiatement du fait d'avoir dirigé sur ces personnes l'objectif d'un appareil photographique. «è£ Cinématographe Chantant $& SYNCHROPHONES H. GENTILHOMME ^ Automatique & à main ^ ^ews^ 3S K ÏS 3S 3S SS SS MODÈLE DÉFIAnT TOUTE COrlCURREnCE s§ ss PHONOGRAPHES AMPLIFICATEURS U '& ?& ?<& "& FILMS SYNCHRONISÉS fg fg f& fg fg g g g g gg VENTE ET LOCATION LEVALLOIS-PERRET ** I2S, Rue du Bois -=%>* "%>£>