Cine-Journal (1926)

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9 parition de la jeune et charmante artiste Mlle Janine Liezer. Y a-t-il un rapprochement à établir entre ces deux dis- paritions? * ** Le coefficient du prix de la vie, en comparaison des prix de 1914, est actuellement 7. Les directeurs de cinémas en ont-ils tenu compte dans l’établissement de leurs prix de places? Autrement dit: Font-ils payer 3 fr. 50 un fauteuil affiché dix sous en 1914? * 'k k Nous avons parlé souvent de la nécessité des réédi- tions, surtout des rééditions des films français. A son tour, notre confrère La Revue Suisse du Cinéma plaide la même cause et il écrit: « Voir un film c’est bien, mais le revoir tout est là.En dépit du plus répandu et du plus stupide des préjugés qui veut qu’un film ne puisse être vu plus d’une fois, tout film, au contraire — tout bon film, s’entend — exige pour être compris et senti, d’être vu au moins deux fois. A vrai dire, et si paradoxal que cela puisse paraître, on ne voit un film que la deuxième fois qu’on le voit: la première fois, on ne fait que le déchiffrer. Revoir un film, c’est la condition indispensable de l’intelligence de celui-ci et de son propre plaisir. Qu’on en fasse l’expérience. » Pour cette raison et puis donc que l’été est la saison des reprises, c’est la vraie saison du cinéma. » ' *v * * Une loi récente autorise les municipalités à percevoir, à leur profit, un certain nombre de taxes. C’est ainsi que les chevaux, mulets, autos, pianos, phonographes et tous modes de publicité peuvent, en vertu d’un arrêté de M. le Maire, payer des droits dont le taux n’est pas fixé, La porte est ouverte à toutes les fantaisies. Du diable, si nous n’avons pas à enregistrer ici, avant six mois, qu un maire a taxé la sonnerie d’entrée d’un cinéma ! ! Son arrêté fortement motivé dira que la sonnerie, c’est de la publicité. Et l’on peut aller loin dans ce chemin! Vous verrez que le cinéma ne sera pas épargné. IV dit_ — Que M. Herriot, ministre de l’Instruction Publi- que et des Beaux-Arts, a promis de s’occuper très acti- vement du statut du cinéma. — Qu’un metteur en scène va faire un procès à un amateur qui, avec un petit appareil de prises de vues, filma une scène se déroulant en plein air et dans un heu public. — Qu’un tel procès, si vraiment il s’engage, ne man- quera pas de soulever une légitime curiosité dans le monde du cinéma. — Que, si ça continue, la valeur des timbres fiscaux qu’on colle sur les affiches dépassera bientôt le prix de l’affiche elle-même. En marge de l’histoire du Cinématographe par Georges Méliès. Ma biographie, dites-vous ? , Je vous avoue que, bien qu on me lait souvent demandé, je n’ai jamais eu le courage d’écrire mes mémoires, ou mes souvenirs. Allôns-y tout de même et tâchons de démontrer que l’industrie cinémato- graphique a été créée uniquement par des Français. La France, chacun le sait, est le pays des décou- vertes... Seulement, invariablement, nos compa- triotes se laissent prendre leurs inventions par l’étranger, d’où elles reviennent plus tard. N'a-t-on pas contesté à MM. Lumière leur gé- niale trouvaille ? [e suis persuadé qu’avant dix ans, les pionniers, auxquels j’ai l'honneur d’appartenir (pionniers qui eurent à surmonter d’innombrables difficultés incon- nues des cinématographistes actuels), seront consi- dérés comme de simples « pompiers ». je suis donc né à Paris en 1861. J’ai connu la fin de l’Empire, subi le siège et la Commune en 1870- 1871. Je 11’avais que neuf ans, mais cela ne s’oublie pas. A 26 ans, en 1888, j’achète le théâtre Robert Houdin, que je devais garder trente-six ans, jus- qu'en 1914. Le démon de l’invention me tourmentait. Pendant ma courte carrière industrielle, j’avais eu l’occasion d’apprendre nombre de travaux ma- nuls : menuiserie, mécanique, ajustage et de m’exer- cer à manier adroitement la plupart des outils. Entre temps, doué pour le dessin que j’ai pratiqué dès l’enfance, j’occupais mes loisirs en crayonnant, soit pour moi- même, soit pour les journaux illustrés, notamment le journal La Griffe, qui eut une cer- taine vogue pendant la période boulangiste. Je fis aussi de la peinture à l’huile, portraits, pay- sages, fantaisies, puis de la décoration théâtrale. Comme on le voit, j’ai été un peu « touche à tout ». Mais aussi combien cela m’a-t-il servi dans le cinéma ! Cet art m’emballa dès le début, préci- sément parce qu'il me mettait à même d’utiliser simultanément toutes mes connaissances et mes divers petits talents. Je construisis au théâtre Robert Houdin de grands trucs. C’est là que j’acquis les précieuses qualités f u> 'V / Y? Ytftim • ~ C \ U