Cine-Journal (1926)

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t d’invention et d’exécution qui devaient ni être si utiles au cinéma. C’est là aussi que je construisis (je l’ai raconté souvent) ma première' caméra, mon premier projecteur et où, peu de temps après la séance historique du Grand Café, je projetai d abord des films de Kinétoscope, puis mes premiers films. Dès lors je me lançai dans la carrière cinémato- graphique que seule m’a fait quitter la guerre de 1914. J’étais né artiste dans l’âme (011 me l’a assez repro- ché), fort adroit de mes mains, habile dans la plu- part des métiers, inventif et comédien de nature. Au risque de faire bondir M. Clément Vautel, qui déteste ce vocable, je fus à la fois un travailleur « intellectuel » et manuel. Cela explique pourquoi j’ai aimé le cinéma passionnément. Cet art les ren- ferme presque tous. Des conceptions fantaisistes, comiques ou fantastiques, voire même artistiques, qui se pressaient en foule dans mon imagination, trouvaient, grâce à lui, le moyen de se réaliser. Toute ma vie j’ai cherché, inventé et exécuté. Mes journées se passaient à mon premier studio de Montreuil (le premier en date de tous). J’v pei- gnais mes décors, faisais ma mise en scène et jouais les principaux rôles, j’ai ainsi produit plus de 4.000 sujets Ce Cinéma m’a servi de sport. Et quel sport ! Je lui attribue même ma souplesse et ma vivacité. Pour finir, une petite anecdote : A l’époque où j’exécutais ces scènes folles et abracadabrantes remplies de truquages et de cocas- series invraisemblables, ie reçus la visite d’un forain* américain, client inconnu qui achetait indirectement mes films. De passage à Paris, il avait tenu à voir ce bonhomme chauve, à grandes moustaches, à barbe en pointe, dont la tête était connue à cette époque dans tous les cinémas. Ce bonhomme, c’était moi. D’Américain fut stupéfait d’avoir devant lui un homme comme tout le monde et parfaitement calme. vSans doute se figurait-il que j'étais, hors de la scène, un détraqué, un dément, un fou furieux, un diable ou un sorcier qu'il avait vu à l’écran, 11 fut très désappointé et, visiblement, je perdis son es- time. Il ne s’était certainement jamais douté qu’il faut beaucoup de calme, de réflexion, de persévérance et de sani froid pour exécuter sans défaillance ces clowneries funambulesques. Ceux qui en ont essayé, à la suite, tel que André Deed (Gribouille), qui débuta chez moi, en savent quelque chose. Il se figurait qu’il suffit de se livrer à des grimaces et à des contorsions. Quelle erreur ! J’en parle en connaissance de cause. (A suivre ) Georges MEDIES. P. S. — D T n farceur me fait remarquer ceci : 26 ans avant votre entrée au théâtre. 36 ans au théâtre. 19 ans au cinéma et 9 ans au théâtre encore. Alors vous avez au moins 90 ans. Ab. non! Pas de plaisanterie; le Théâtre et le Ci- néma ont marché simultanément. 64 ans suffisent à mon bonheur. G. M. REGION DE NANCY-STRASBOURG Nancy. ■—- D’Union des Coopérateurs de Dor- raine, dont l'administrateur est M. Rugnon, a créé un office de propagande cinématographique pour chacune de ses sections : enseignement général, hy- giène sociale, beaux arts, agriculture et sciences. Charleville. — Les Petits, au Cinéma-Théâtre. Vittel. — Autour d'un Berceau, à l'Alhambra Cinéma. Verdun. — Pedrucho, au Dorraine-Cinéma. Epinal. — L’Occident, au Royal Cinéma. Tou!. —• A Toute Vitesse, au Cinéma Espagnol. Bar-le-Duc. ■— La Maternelle , à l’Eden Cinéma. St-Louis. —- Le Trésor d'Arnc et Pedrucho, à l’Alsa-Cinéma. Thànn. — Les Frères Zemganno, au Cinéma de la Cigale. UN BON F ATJ T EU ï L ▼aut un BON FILM LONG A T,T E Frères MANUFACTURE DE SIÈGES DE THÉÂTRE & DE CINÉMA RIDEAUX — DÉCORS DE SCÈNE 4, Rue Traversière, 9 bis , 11-13, Rue de Saint-Cloud, à BILLANCOURT Téléphone : AUTEUIL 38-37 — Métro : Porte d'Autetjlil