Le Courrier Cinématographique (Mar 1919)

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9: Année N° 13. (Édition de guerre). Le N°: 50 centimes 29 Mars 1919 té Oo 0 D 0 0 OU 0'0: 0. 0 0,0 0t0 0‘ 0 Do oo EU HO000GE e Courrier CINÉMATOGRAPHIQUE DA" Er0.0"0 ORGANE HEBDOMADAIRE INDÉPENDANT DE LA CINÉMATOGRAPHIE DES ARTS. SCIENCES ET INDUSTRIES QUI S'Y RATTACHENT ABONNEMENTS : FRANCE à Mans Te Re LS, ÉTRANGER Anean. 0 re 90 fr. | Directeur : CH. LE FRAPER Rédaction et Administration : 28, Boulevard Saint-Denis, PARIS. TÉLÉPHONE * Direction : Nord 56-33 Imprimerie : Central 66-64 | ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE : COURCINÉ-PARIS OPINIONS %e (Par J. JOSEPH-RENAUD) Mes arguments n’ont pas convaincu M. de Morlhon. Les siens n’ont pas modifié mon opinion. Peut-être avons-nous l’un et l’autre raison car le Cinéma, art nouveau, est encore un peu mystérieux; il conciliera plus tard des théories esthétiques qui, aujourd’hui, semblent contradictoires. Je tiens d’ailleurs à préciser que je n'ai jamais fait l'apologie du genre de films que mon très distingué Contradicteur désigne par l’épithète « symboliques », et que je me garderais bien de tenter d’en faire! « D'autre part je n'ai pas le moindre mépris pour Pon Son du Terrail, encore que je lui préfère d’autres lomanciers d'imagination tels qu'Eugène Sue et Paul Féval.. Eugène Sue est en bien des pages des Mys res de Paris un grand précurseur de Zola et Paul Féval, malgré la hâte dont certains de ses romans est empreinte, avait certainement du génie (M. J. H. Rosny le’ proclamait récemment) … x J'ai reçu un grand nombre de lettres et communi Cations au sujet de la si délicate question des coupu tes. Je ne peux malheureusement les publier toutes, Bien loin de là. Voici d’abord une lettre très nette de M. Charles Pathé : D Zosle professionnels seront d'accord avec vous sur ce M Point : Que le négatif terminé — quels que soient le soin | | apporté à sa préparation et à son exécution et les capacités de son auteur —, il gagnera beaucoup à subir des retouches nombreuses el parfois importantes (sans que l'action dramatique ou comique en soit sensiblement modifiée) . Parce qu’elles ont parfois été faites inconsidérément, il ne s’ensuil pas qu’on a loujours tort d'en faire. Neuf fois sur dix, et plus, elles sont non seulement justifiées, mais indispensables. Bien plus qu'au théâtre, où la pièce de l'auteur est toujours relouchée, le négatif a besoin de ces corrections dont la nécessilé se révèle par la projection du premier positif. Vous dites que la scène mal exécutée ne doit pas être supprimée, mais refaite. Vous avez raison dans presque tous les cas, mais il arrive parfois que la chose n'est pas facile, et même impossible. Alors, il faut que l’auteur et le metteur en scène se mettent d'accord pour que la ligne générale de l’action et le caractère de chacun des pérsonnages soient respectés. Pour terminer, vous dites : « Les coupures bêtes font un navet du-meilleur film et les meilleures coupures ne sauvent pas un navet. » À cela, je répondrai : « Je ne sais pas s’il v a eu de bons films qui sont devenus mauvais du fait de cou pures stupides, mais j'en connais beaucoup que des retouchés adroites ont considérablement améliorés. » Parce que toute sa pensée se trouve concentrée par force sur l’écran, le spectateur cinématographique est moins tolérant que celui du théâtre pour les longueurs inutiles. Il est rapidement obsédé par l'insuffisance d'intérêt qui résulte de certains détails qui ne sont pas indispensables à la compréhension du sujet et auxquels il ne peut se soustraire parce qu’il n'a pas, comme au théâtre, l’ouie qui peut se satisfaire lorsque l’æœil ne l’est plus. Par l'expérience que j'en ai faite, au temps déjà lointain où j'opérais moi-même, je puis vous assurer qu'un film quelconque (les comiques surtout) qui était positivement impossible à programmer dans la longueur où il m'était proposé, deve