La Cinématographie Française (1951)

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XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXIITErxXTXi LA ciNÉMATOGRAPHiE FRANÇAISE 3 XXXXXyXyiXXX^XXXXXXXXXXXTXYXTX LA CRISE DU CINEMA UNE SEMAINE... POLITIQU C'est bien une semaine politique — au sens le plus large du mot, — qu; vient de connaître l’industrie cinématographique française. En fait, les résultats concrets sont inexistants : l’Administration n’a pu encore établir le décret qui autorise l'augmentation des remboursements de l'Aide à l'Exploitation par exemple, et la Profession n'a pu encore se mettre d’accord sur le plan quelle essaie d’élaborer depuis plusieurs semaines et qu’on nous promet chaque jour Par contre, les contacts, les discussions vont ben train. Nous avons dit, dans notre dernier numéro, que l’Assemblée générale du Syndicat des Producteurs n’avait pu, lors de la séance du j : udi 13, dégager une ligne de conduite claire. En réalité, les travaux de cette Assemblée ne sont pas terminés et doivent se poursuivre jeudi prochain, 27 décembre. Signalons qu'au cours de la première séance, une opposition assez vive s’est manifestée et trois commissaires, MM. Decharme, Claude Jaeger et Tuscherer, ont été nommés pour exposer au Comité-Directeur du Syndicat, avant la seconde séance de l'Assemblée, le point de vue des membres d; cette opposition. Il ne nous appartient pas d'anticiper sur les décisions qui seront prises jeudi, mais le bruit court que la création d’un nouveau syndicat des producteurs a été envisagée. Cette première séance de l'Assemblée des Producteurs a été suivie le lendemain, par une conférence d’information, tenue en l’hôtel de la Société des Auteurs, par le Comité National d’Action pour la Défense du Cinéma Français. A cette conférence, présidée par MM RogerFerdinand et Marcel L’Herbisr, avaient été conviés des Parlementaires. MM. L'Herbier. Darcante, Autant-Lara, Decharme, Gérin, prirent successivement la parole et M. Grenier, député, souligna qu’il était depuis 1945 le champion de l’industrie cinématographique au sein de l'Assemblée Nationale. Le Comité d’Action « réclame, en premier lieu, comme mesure d'urgence absolument indispensable, la reconduction de la loi d’Aide et l’augmentation des taux fixés par cette loi, avec une avance immédiate par l’Etat de deux milliards. Ces points, s’ils sont primordiaux, n’excluent pas la discussion d’autres réformes secondaires ». Au cours de leur exposé, M. L’Herbier a justifié de la vitalité du Cinéma français ; M. Claude Autant-Lara a tenté de prouver que le prix de revient des films ne pouvait être compressé ; M. Darcante a démontré que les vedettes n’étaient pas aussi payées que l’on veut le faire croire ; M. Decharme a vivement attaqué les crédits militaires français pour demander les d;ux milliards dont la production a besoin et M. Gérin a démontré, en prenant exemple dans la comptabilité de sa propre société, la part littérale ment pharamineuse de la fiscalité sur les recettes des cinémas Sur le plan professionnel encore, le Cartel Syndicaliste du Cinéma a fait paraître le communiqué suivant : Le Cartel Syndicaliste du Cinéma (F. O., Autonomes, C.F.T.C.), met en garde les techniciens, tiavailleurs du Film, du danger que fait courir à leur profession la répétition des manifestations politiques des Syndicats de la C.G.T. Ces imprudences et la coalition avec des producteurs douteux ont attiré l'attention des Parlementaires. L'Industrie Cinématographique court le grave risque de voir abroger la loi d’Aide à l’industrie cinématographique, ce qui ne manquerait pas d’accentuer le chômage pour les travailleurs de la production. Le Cartel est prêt à s'associer à toute campagne sérieuse pour aider le Cinéma à sortir de l'impasse à la condition que tous les syndicats libres puissent s'exprimer à égalité avec les groupements économiques libres de toutes attaches politiques. Il rappelle que la politique de la C.G.T. K. a mené le Cinéma au déssstre et il regrette que la Confédération du Cinéma n’ait pas encore proposé un plan de rénovation économique de l'Industrie cinématographique en France. L’activité verbale des milieux officiels a été également importants. A l'Assemblée Nationale, la Commission Presse-Radio-Cinéma a désigné une sôus-commission chargée d’étudier la situation du Cinéma français. Il semble que des pouvoirs d’enquête lui seront attribués. Elle est composée ds MM. Bettencourt (Ind.), Brunet (R. P. F.), Desson (S.F.I.O.), Grenier (Comm.), Lan:t (U.D.S.R.i, Lecanuet (M.R.P.L de Léotard (R. G. R.) et Manceau (Paysan). Sitôt connue l'existence de citte 'sous-commission, un de nos confrères de la presse quotidienne a annoncé que les Pouvoirs Publics mettaient au point un projet de la nouvelle loi d’aide. À la vérité, les grandes lignes de ce projet ont été développées à la tribune de l’Assemblée Nationale lors de la réesnte discussion du budget du C.N.C., par M. Louvel, ministre de l’Industrie et de l’Energie et répétées à la tribune du Conseil de la République, séance du 13 courant, lors de l’examen de ce même budget. Nous ne voulons pas penser que l’annonce de ce projet était destinée à éviter l’enquête de la Commission désignée par l’Assemblée Nationale dont nous parlons plus haut. Au moment où nous mettons sous presse, nous apprenons d’ailleurs que cette commission se réunit pour la première fois aujourd’hui vendredi et qu’elle s'intéressera particulièrement aux activités des firmes productrices et se rendra dans les studios. M. Louvel a, de son côté, reçu les présidents des organisations professionnelles et s’est dit convaincu de la nécessité de remettre en ordre l’industrie avant la nouvelle loi d'aide qui ne pourra être votée avant la fin du premier semestre 1952. Comme on le voit, les Pouvoirs Publics semblent moins pressés qu’il y a quelques jours. Signalons, pour terminer, que le budgst du C.N.C. a été réduit de 10 millions par le Conseil de la République, sur un amendement de M. Bousch, repris par M. Armengaud après explications de M. Louvel. Le budget du C.N.C. a donc été adopté au chiffr; de 37.248.000 fr., mais il nous faut préciser que l'Assemblée Nationale examinera à nouveau ce chapitre en seconde lecture. Il nous paraît intéressant de citsr les paroles de M. Armengaud prononcées au Conseil de la République, lors de la discussion du budget. M. Armengaud : « Monsieur le Ministre, j’avoue que je n’ai pas été parfaitement convaincu par vos arguments, car l’expérience prouve que, lorsqu’un film est bon, il trouve toujours quelqu'un pour le financer. En fait, depuis la libération, nous avons vu proliférer toute une série de mauvais films, avec des producteurs plus ou moins fantaisistes et qui, avant la guerre, n’auraient jamais survécu. En réalité, c’est la collectivité qui entretient ainsi un certain nombre de personnes dont nous pourrions fort bien nous passer. Je pense donc qu’il faut être, au contraire, excess' vement sévère. Le pays ne peut se payer le luxe, étant donné les difficultés financières devant lesquelles nous nous trouvons, d’entretenir des gens comme ceux-là. Ceux qui seront assez forts se débrouilleront. Tant pis pour les autres, nous irons volontiers à leur enterrement ». Laurent Ollivier. 7.400.000 francs en 4 semainesp recette à Lille de "CHACUN SON TOUR" 65.000 spectateurs, plus de sept millions, de recettes, tel est le résultat brutal, mais probant, que Ciné-Sélecticn vient d'enregistrer avec l’exclusivité du film Chacun son Tour, à Lille. Profitant des importantes modifications apportées à la façade du cinéma « LILAC », la Direction de cette salle avait eu la bonne inspiration d’utiliser, pour le lancement du film, une publicité essentiellement bon enfant, axée sur des phrases que Robert Lamoureux semblait dire au public du genre de celle-ci : « Ne vous bousculez pas, attendez patiemment votre tour, Chacun son Tour ! », et autres slogans amusants qui furent très appréciés du public. Un succès sans précédent accompagna le film pendant quatre semaines et il est regrettable que des engagements antérieurs aient obligé la Direction à le retirer de l’affiche. On peut juger, d’ailleurs, d’après la photo cidessus que le film était en plein succès à la quatrième semaine, et cela grâce à l’importance du lancement publicitaire effectué à Lille, mais aussi à l’excellente publicité parlée qui a contribué ‘à maintenir le chiffre des recettes à un niveau exceptionnel. Le Siège de la M.P.A.A. s’installe à New York Dès son retour à la tête de la M.P.A.A., Eric Johnston a décidé de transférer le siège principal de cet organisme de Washington à New York. Il a expliqué qu’il y serait mieux pour accroître son activité en ce qui concerne les marchés étrangers, qui prennsnt une importance croissante pour l’industrie cinématographique américaine. Michel Safra, de Spéva Film, appose sa signature au bas d'un accord de coproduction franco-américaine avec le célèbre metteur en scène Robert Siodmak qui réalisera au début de l’année prochaine LA CHUTE, en double version.