La Revue du Cinema (1947)

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Robevto Rjssellini : Il ^liracolo (Anna Magnani) . et avec des trouvailles de hasard. Technique primitive mais pas naïve, montage indécis mais pas imbécile, avec des trouvailles et non sans : ce film totalement privé d'unité n'est pas l'œuvre d'un débutant audacieux et malhabile mais du fameux Roberto Rossellini. Plutôt que le triomphant pionnier d'un supposé «( néo-réalisme », méthode qui entraînerait plus vite la suppression de toute intervention de l'artiste et du poète que celle de l'académisme et du K formalisme », Roberto Rossellini m'a l'air d'un « anarchiste ». Dangereux par les illusions qu'il peut répandre chez les jeunes cinéastes sans expérience, cet anarchiste artistique est d'abord dangereux pour lui-même. Et je l'adjure de retrouver son style ou un style, de considérer ses dons rares, de les reconnaître et de les rassembler pour se recréer une force créatrice et imposer à nouveau sa personnalité à ses admirateurs. Ses derniers films n'ont guère de forme, et ce qui n'a pas de forme n'existe qu'en tant que matière transformable, inanimée. Il serait douloureux de voir un homme de cinéma de la qualité de Roberto Rossellini se « suicider » parce que, se vautrant dans son « génie », il se laisse aller à produire un travail au lieu de faire une œuvre. Je.vn George Auriol. 69