La Revue du Cinema (1931)

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Ayant réuni tout 1 équipage et son Etat-Major, le commandant fait chercher Moravie toujours aux arrêts et 1 amiral lui apprend la stupéfiante nouvelle. Accablé. Moravie sent immédiatement la solitude se faire autour de lui, et ses camarades de la veille s'inclinent avec un respect glacial devant la Majesté naissante. Mais son ardent amour des hommes lui interdit de se dérober à sa destinée. Il compte qu elle lui donnera le pouvoir de libérer ses sujets pliés à la fois sous le joug d'une monarchie autocratique et d un ordre social inhumain. En dépit du sentiment terrible qu'il a de sa responsabilité et de la solitude où l'enferme sa dignité, il accepte le trône. 2me PARTIE P. 336. Titre : TANDIS QUE LE PLUS RAPIDE DES CONTRE-TORPILLEURS RAMENAIT VERS LA MÈRE PATRIE LE PRINCE DE MORAVIE DEVENU EMPEREUR... Rappel et développement de la vue n° 30. L'avant d'un contre-torpilleur en pleine marche. La face tournée vers l'horizon, dans le vent et l'embrun, le prince. Temps superbe. Soleil. Mer chaude. P. 337. Titre : ...A DUNEBOURG. CAPITALE DE L'EMPIRE. LES ESPRITS ETAIENT PROFONDÉMENT AGITÉS. La façade de I hôtel d un des grands journaux du pays. Les dépêches sont projetées sur d immenses transparents. Au premier plan, dans la rue, éclairée par les lampadères électriques et les vitrines des boutiques, une foule dense, immobile, sous la neige. Sur le transparent, on lit : NOTRE NOUVEAU SOUVERAIN. Puis paraît le portrait de Moravie. P. 338. En G. P. successifs, la tête levée vers le transparent, défilent devant 1 appareil toutes sortes de types et de caractères différents : figure apoplectique et coléreuse d un officier de police; figures saintement scandalisées de deux prêtres; figure pleine d'émerveillement niais d un jeune calicot; figure sombre d'un 1 camarade libertaire: figure pleine de foi et d'attente d'un vieil ouvrier qui regarde avec une intensité mystique. Ces vues, avec toutes les variantes qu elles peuvent inspirer au metteur en scène, doivent nous amener à : P. 339. Titre : LA PASSION POLITIQUE EXERCE SES RAVAGES SUR LES PLUS NOBLES INTELLIGENCES UNIVERSITAIRES. G. P. des deux figures du professeur Rcmer et du professeur Bhckpiltz. discutant comiquement au-dessus d'un journal (voir p. 41 et suivantes du volume) (I). P. 340. Au bout d'une rue. les deux dos grotesques des professeurs qui s'éloignent en disputant, le journal agité entre eux. P. 341. — Titre : DANS UNE MANSARDE DE BELLEVILLE. A PARIS... L Alouette, la petite amie que nous avons vue dans la première partie. Rien n a changé, dans la mansarde, sinon que la malle, les livres et les effets du camarade Hellmann ont disparu. Mais non pas sa présence. Elle persiste au mur, sous la forme d'une photographie d'illustré, piquée par quatre punaises; sur la table, sous la forme d'un portrait sous verre. L'Alouette lit avec attention un journal. P. 342. G. P. du portrait qui est sur le journal, au-dessous de la manchette : UN ANCIEN OUVRIER PARISIEN SUR LE TRONE. P 343. — G. P. de la figure de l'Alouette. Mélancolie, joie, souvenirs, fierté, abnégation. P 344. — Tout à coup, l'Alouette prend une détermination, se lève, empile quelques effets dans une valise, décroche la photographie, l'emballe avec le reste, met un mince petit manteau et sort rapidement en emportant son bagage. P ■ 345. — Devant une affiche des trains de la Compagnie de l'Est. Sur la pointe des pieds, 1 Alouette cherche 1 heure du train, la trouve, jette un coup d'oeil sur l'horloge, court vers le guichet et s arrête tout net en apercevant un groupe formé de Janvier. Woeikoff. del Monte, et quelques autres camarades que nous avons vus dans les réunions politiques du temps du camarade Hellmann (vues ri'" 206, 21 1. 212, 241. Ne pas oublier que l'Alouette accompagnait déjà le soi-disant Hellmann dans ces réunions et chez Janvier). Elle est surprise et va vers eux. mais ils lui font un signe et passent, se mêlant à la foule. P. 346. Titre : CEUX QUI SENTAIENT LEUR HEURE VENUE. Un quai de départ à la gare de l'Est à Paris. Ce n'est pas le départ de l'Orient-Express. loin de là, mais celui d un train de toutes classes, bondé de voyageurs, d émigrants, retour d'Amérique, etc. Mêlés à la foule. Janvier, Woeikoff, Del Monte, d'autres militants que nous avons aperçus dans la (1) Jean-Richard Bloch, Le Dernier Empereur (Éditions de la Nouvelle Revue française). 43